Les ravisseurs  pensaient qu’il n’y avait que 7 moines confortés en cette idée par M. le gardien (qui contribua ainsi à sauver les survivants).
Mais en fait ils « oublièrent » non seulement les Pères  Amédée et Jean-Pierre mais aussi le groupe des membres du Ribat présents à Tibhirine ce soir là : des prêtres et religieux dans les chambres de la deuxième partie du couloir des cellules des Frères et des religieuses à l’Hôtellerie.
 
Tout le monde fut redescendu à Alger encadré par la gendarmerie, mais Tibhirine ne fut pas pour autant désert.
En effet, le Père Robert F,  ermite bénédictin ayant pris la nationalité algérienne, avait 2 ans auparavant quitté son ermitage des montagnes du Tamesguida pour habiter dans une annexe du monastère ; absent lors de l’enlèvement, il se réinstalla dès son retour, seul, dans le monastère, ce qui évita sans doute une occupation militaire.
 
P Amédée fut installé à Alger d’où il essaya de faire le plus souvent possible des aller-retours sur Tibhirine, particulièrement pour garder vivants les liens d’amitiés avec les villageois, mais les forces de sécurité ne lui facilitaient pas ces trajets d’autant plus que les actions terroristes étaient toujours nombreuses  dans la région.
 
Aprés la mort des frères, dont P. Bruno, supérieur de l’annexe de Notre Dame de l’Atlas à Fès, cette annexe fut élevée par l’Ordre au rang de prieuré, par transfert juridique de Tibhirine à Fés. P Jean-Pierre y fut alors envoyé comme Prieur, succédant ainsi à Dom Christian de Chergé dans la charge de responsable de la communauté Notre Dame de l’Atlas. P Jean-Pierre y rejoignit donc Dom Jean de la Croix, ancien abbé d’Aiguebelle puis de l’Atlas, Père Jean Baptiste et Père Guy, tous trois aujourd’hui décédés.

 

Père Amédée, pour en savoir plus
Père Jean-Pierre, pour en savoir plus.