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nd atlas aujourdui accueilA Midelt, au cœur du Maroc et au pied du Haut Atlas, le Monastère Notre Dame de l’Atlas abrite une petite communauté de moines cisterciens, issus de Tibhirine en Algérie.

Une des seules présences de vie contemplative masculine au Maghreb, en droite ligne du message des Frères de Tibhirine, ils vivent dans la prière, la simplicité, le travail et l’amitié fraternelle avec leurs voisins.

Dans la tradition de l’hospitalité cistercienne, ils peuvent faire partager cela à des visteurs ou retraitants.

nd atlas aujourdui memorial« Hôtes du peuple marocain, musulman dans sa totalité, ces frères aimeraient contribuer à témoigner que la paix entre les peuples est un don de Dieu fait aux hommes de tout lieu et toujours, et qu’il revient aux croyants, ici et maintenant, de manifester ce don inaliénable, notamment par la qualité de leur respect mutuel et le soutien exigeant d’une saine et féconde émulation spirituelle. » (P. Christian de Chergé)

Pour lire l’historique de cette communauté (article de Père Jean-Pierre Flachaire dans Collectanea Cisterciensia) cliquez ici

 

 

nd atlas aujourdui approcheLOCALISATION et ACCES

A 1500 mètres d’altitude, la ville de Midelt est située dans le Moyen Atlas à 180 km de Fès, accessible depuis cette ville en 3 heures de voiture par une bonne route ; le parcours permet d’admirer des paysages magnifiques et très divers : après la plaine fertile de Fès, c’est la montée vers les forêts de cèdres d’Ifrane, puis le passage au col de Zad à 2200 mètres, la descente dans une zone désertique et l’arrivée à Midelt au pied de montagnes de plus de 3500 mètres souvent couronnées de neige.

Casablanca,  Rabat, Fès disposent d’un aéroport avec de fréquentes liaisons avec la France. Le trajet final, outre la voiture, personnelle ou taxi, est également possible par des cars réguliers. Il existe même des lignes internationales de cars très confortables (Eurolines) qui, via l’Espagne, desservent Midelt depuis les principales villes de France.

nd atlas aujourdui village Midelt était à l’origine composé de petits ensembles d’habitats fortifiés, des ksars ou casbahs ; l’installation de l’armée française en ce lieu ouvrant la route du sud vers Er Rachidia, Erfoud ou Tinehrir, puis l’exploitation de mines, aujourd’hui désaffectées, entrainèrent la construction d’une ville « moderne », mais les anciens ksars sont toujours habités, en général par la population la plus pauvre.

 

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LE MONASTERE

Sur une petite colline dominant l’oued avec l’Atlas en toile de fond, clos de murs en pisé, il se situe face à la ville moderne (10 minutes à pied) et entre deux ksars très proches ; c’est un long bâtiment ocre pratiquement tout en rez de chaussée, en forme de carré pour la partie monastique  prolongée d’un T (la partie hôtellerie), il comporte aussi quelques constructions annexes : chapelles dédiées au Père de Foucauld et au Père Peyriguère, deuxième bâtiment de l’hôtellerie, salles d’accueil (dortoirs) de groupes,… La partie vers l’oued domine un grand jardin en terrasses arborées ; en bas du jardin, sous des cyprès, se trouve le cimetière des sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie, précédentes occupantes des lieux.

L’ensemble est entouré d’un mur, comme les casbahs environnantes avec une entrée unique dans le style du pays ; elle ouvre sur une grande cour et immédiatement sur la chapelle précédée d’un oratoire mémorial des sept frères de Tibhirine et d’un petit salon d’accueil à la mode berbère.

nd atlas aujourdui entreeLa partie monastique, adossée à la chapelle, est disposée autour d’un cloître dont la décoration sobre et la couleur sont en accord avec le style des ksars locaux ; le jardin entourant la statue de la Vierge au milieu du cloître est une superbe roseraie.

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La partie des hôtes comporte deux bâtiments. Le premier accolé à la partie monastique comporte un oratoire, une dizaine de  chambres, au confort simple mais suffisant, avec de belles perspectives sur le paysage, des installations sanitaires adaptées (douches) et une salle à manger avec les installations annexes correspondantes ; le deuxième, à quelques mètres dans la cour, offre 4 chambres doubles et une partie salle de réunion et annexes pour une bonne vingtaine de personnes...

 

  LA COMMUNAUTE

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D'abord installé à Fès en bordure de la médina, mais un peu à l’étroit, le monastère Notre Dame de l’Atlas est aujourd’hui la seule communauté cistercienne du Maghreb. L’installation à Midelt a eu lieu en 2000.

 

 

 

 

 

 

   

Le Monastère Notre Dame de l’Atlas abrite depuis l’an 2000 une petite communauté de moines de l’Ordre cistercien de stricte observance (trappistes), issue de Tibhirine en Algérie et initialement fondée à Fès - en 1988.

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C’est cette communauté qu’avaient rejoint les deux survivants de Tibhirine : Père Amédée, décédé en 2008, et Père Jean Pierre Schumacher. Le prieur actuel est Père Jean Pierre (Flachaire).

Actuellement (début 2018), 6 frères de quatre nationalités différentes (française, espagnole, irlandaise, portugaise) y vivent et d’autres personnes ont aussi partagé ou partagent encore leur vie pour des durées plus ou moins longue. Cette vie se déroule  suivant la Règle de l’Ordre Cistercien de Stricte Observance (Trappistes)

 

 

Pour l'essentiel, cela veut dire :

Offices et prière : Sept offices communautaires par jour, ouverts à tous, et prière individuelle. (Voir les horaires)

Travail : Tâches courantes d'une vie communautaire : cultures potagères et entretien du jardin, entretien et aménagements des locaux, services généraux dont l’hôtellerie et l'accueil des visiteurs de passage. La participation d’employés marocains à ces tâches est une occasion de fraternité dans le travail, ainsi qu’un apport économique en un lieu où le travail est rare.

Lectio divina : Lectures et méditations personnelles des textes sacrés et de spiritualité.

Par ailleurs, la localisation du monastère Notre Dame de l’Atlas au cœur d’une population berbère et entièrement musulmane apporte quelques spécificités très attachantes bien dans l’esprit de ce qui se vivait à Tibhirine. Les relations sont fréquentes et d’une grande simplicité avec les voisins, dont l’hospitalité est une tradition ancestrale. Aux relations courantes ou de travail s’ajoutent des rencontres et invitations réciproques lors d’événements familiaux ou de fêtes.

Voici ce qu’écrit P Jean Pierre Flachaire :« Si cette présence gratuite d’amitié reste à donner partout elle est peut-être en ce moment plus particulièrement à donner dans les pays musulmans ; car il y a trop de méconnaissance de part et d’autre. Il est grand temps de nous « rencontrer » pour nous apprécier et pour nous stimuler dans notre service de Dieu. Au sein de notre Église qui se veut avec les autres Églises du Maghreb une « église de la Rencontre », notre communauté de l'Atlas a le rôle très spécifique d'être priante au milieu d'autres priants. La prière est le pivot de toute la vie dans l'Islam et l'image courante que les chrétiens donnent aux musulmans, c'est qu'ils ne prient pas, qu'ils ne savent pas prier.

…Nous découvrons chaque jour combien notre témoignage de priants à Midelt est très important. Le temps de nos offices est scrupuleusement respecté par nos employés et même par des voisins qui demandent aux touristes de passage de ne pas sonner au portail, s'ils savent que nous sommes à la prière. Souvent, ils nous souhaitent une « bonne prière » et nous demandent même de prier à telle ou telle intention,. ce qui n'est pas banal, quand nous entendons dire que pour un musulman, la prière des chrétiens ne vaut rien. »

A noter aussi la fréquentation régulière du monastère par des membres de l’Eglise du Maroc ainsi que la participation active des Frères à des rencontres œcuméniques ou inter religieuses.

nd atlas nomadesEnfin, il faut souligner la présence fraternelle des religieuses franciscaines missionnaires de Marie, dans leur fraternité de Midelt ou leur maison à Tatiwin, petit village berbère de montagne proche. 

Lire la "Lettre de Noël 2017" de la communauté Notre Dame de l'Atlas 

Visite de Notre-Dame de l'Atlas en images 

 

 

 

 

nd atlas aujourdui atlasDeux grandes caractéristiques : la beauté et l’hospitalité.

LA BEAUTE :

Dans la simplicité du monastère et des bâtiments qui l’entourent.

Dans les casbahs en pisé, très pittoresques.

Dans la nature proche, avec le Haut Atlas à l’horizon et les fonds d’oueds verdoyants tranchants sur les espaces désertiques et vallonnés. Pour les courageux, et un peu sportifs, des randonnées de plusieurs heures en montagne dans des paysages toujours renouvelés sont possibles.

Et, bien entendu, en rayonnant un peu plus loin, la ville de Fès dont la médina est patrimoine mondial ou les paysages du Sud : les gorges et vallées du Ziz, du Dadés et du Todra avec leurs oasis et le grand désert.

L’HOSPITALITE :

L’accueil chaleureux et fraternel des frères.

Les échanges possibles avec les religieuses franciscaines.

nd atlas aujourdui tatiouineInstallées à Midelt depuis les années 30, elles ont une longue histoire de relation fraternelle et confiante avec les habitants et plusieurs d’entre elles ont travaillé ou travaillent encore dans le sanitaire ou la formation des enfants. Elles sont aussi en liaison avec des associations locales tournées vers la formation en particulier pour des handicapés.

Elles assurent aussi une prèsence à Tatiwin, petit village de la montagne à 15 km du Monastère ND de l'Atlas, dans les mêmes conditions austères de vie que ses habitants; elles travaillent dans un dispensaire, à un jardin d’enfants; l’été, lorsqu’elles le peuvent, elles suivent dans la montagne les familles de bergers nomades, continuant sous les tentes soins médicaux et accompagnement des enfants. Toutefois, l'âge et la santé restreignent aujourd'hui cette part de leur mission.

nd atlas aujourdui barbaraLes rencontrer est en soi un enrichissement; mais cela peut aussi ouvrir vers plus de contacts confiants avec les habitants qu’elles connaissent bien et avec qui elles travaillent et agissent pour lutter contre la pauvreté et la maladie.

L’accueil simple mais amical des berbères qui, souvent n’ont rien mais veulent au moins offrir le thé à l’hôte de passage. Les contacts sont faciles soit au hasard de promenades ou courses en ville soit, pour des liens plus approfondis, par l’intermédiaire des frères ou les sœurs.