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Frère Christian

Frère Luc

Frère Christophe

Frère Michel

Frère Bruno

Frère Célestin

Frère Paul

Monseigneur Henri Teissier, né à Lyon en 1929, fut ordonné prêtre à Alger en 1955. Nommé évêque d’Oran en 1973, puis coadjuteur à Alger du Cardinal Duval à partir de 1981, c’est en 1988 qu’il succède à ce dernier à l’archevêché d’Alger.

De 1988 à 2008, il fut donc le Pasteur du diocèse d’Alger,

Les ravisseurs  pensaient qu’il n’y avait que 7 moines confortés en cette idée par M. le gardien (qui contribua ainsi à sauver les survivants).

Mais en fait ils « oublièrent » non seulement les Pères  Amédée et Jean-Pierre mais aussi le groupe des membres du Ribat présents à Tibhirine ce soir là : des prêtres et religieux dans les chambres de la deuxième partie du couloir des cellules des Frères et des religieuses à l’Hôtellerie.

Tout le monde fut redescendu à Alger encadré par la gendarmerie, mais Tibhirine ne fut pas pour autant désert.

Dans les mois qui suivirent la mort des Frères, plusieurs moines trappistes furent volontaires pour essayer de reconstituer une communauté autour du « petit reste » d’Alger : Père Amédée. Ils venaient d’Espagne –F. Ventura- , de Pologne –F Mikaël, dominicain d’origine- , du Chili –F Francisco- , de France (Aiguebelle) –F Jean Pierre Flachaire - et France (Tamié) –F Jean Michel-. L’abbé d’Aiguebelle, Dom André Barbeau, les reçoit, organise leur installation en Algérie et va régulièrement les visiter.

Ces 6 moines, dont les stabilités ne sont pas à  N.D. de l'Atlas (sauf P Amédée), sont considérés à ce stade comme une cellule détachée de l’abbaye d’Aiguebelle. L’annexe de Fés porte désormais seule le nom de  prieuré N. D. de l’Atlas ; P Jean Pierre Schumacher ayant atteint la limite d’âge, P Jean Pierre Flachaire en est élu supérieur. F. Jean Claude, moine de Cîteaux, renforce alors le groupe d’Alger et en assure la charge.

Aprés l’arrêt de la tentative de réinstallation d’une Communauté Trappiste (1998-2001), le Diocèse d’Alger demanda, d’abord pour un an, au Père Jean Marie Lassausse, d’assurer la gestion et l’organisation de la petite ferme du monastère, et une présence progressive sur les lieux pour garder les relations excellentes des frères avec la population du village. Cette mission fut très vite reconduite, élargie et devint une responsabilité complète.

Mars 2017 : Une nouvelle page s'est ouverte dans l’histoire déjà riche du monastère de Tibhirine.

Elle est écrite par la Communauté du Chemin Neuf et nous vous en livrons les grandes lignes: 

Mars 2017

Dans ce lieu de prière et de mémoire, nous voulons  poursuivre l’accueil des chrétiens du pays ou étrangers pour des temps de silence et retraite spirituelle, le travail de l’exploitation agricole en lien avec les voisins du village, et aussi l’accueil des visiteurs. L’Eglise catholique en Algérie, en accord avec l’Ordre des Moines Cisterciens, a confié Le monastère depuis le 15 août 2016 à la Communauté du Chemin-Neuf. (cf site : www.chemin-neuf.org)

Nous sommes une fraternité, avec un prêtre parmi nous,  et  nous attendons d’autres membres de la communauté avant septembre 2017, dont un second prêtre. Confiant dans la Fidélité de Dieu, nous espérons approfondir l’héritage spirituel des moines de Tibhirine, pour en vivre et le partager à tous.

Celui qui pratique la charité au nom de l’Eglise ne cherchera jamais à imposer aux autres la foi de l’Eglise. Il sait que l’amour, dans sa pureté et sa gravité, est le meilleur témoignage du Dieu auquel nous croyons et qui nous pousse à aimer.

Benoit XVI, dans son Encyclique « Deus caritas est »

beatification lys

Le 13 novembre 2005, le Père de Foucauld était béatifié par Benoît XVI à l’issue d’un long processus initié en 1927 et terminé sous l’égide de Mgr Claude Rault, évêque de Laghouat en Algérie et grand ami de la communauté de Tibhirine.

De même, Mgr Teissier, archevêque d’Alger a souhaité introduire la cause de la béatification des 19 religieux victimes des violences en Algérie entre 1994 et 1996 dont les 7 moines de Tibhirine.

S’ils sont restés au milieu de la violence de la guerre civile qui ravageait l’Algérie et notamment la zone de Médéa et de Chréa où était situé le monastère Notre Dame de l’Atlas, c’est bien pour continuer à servir et à prier hic et nunc. Prier, car la prière est consubstantielle à la vie monastique. Elle rythme la journée et la nuit avec les 7 heures monastiques. Servir, car la charité est, comme le souligne St Paul, la première des vertus. « ubi caritas, deus ibi est » répétait souvent le Père Christian de Chergé dans ses réflexions sur le fait de rester. Servir au dispensaire, servir dans le travail de la terre avec leurs associés algériens, servir dans l’accueil et l’écoute. 

En décidant ainsi de rester malgré l’adversité, en se confiant à la Providence, ils ont suivi les traces d’un Père de Foucauld, d’un Maximilien Kolbe, de ces « martyrs de la charité » pour reprendre la belle expression du pape Jean-Paul II. « N’y a-t-il pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ? ».

A ce sujet, il convient ici de préciser que « martyr » vient du grec et a pour première signification « témoigner ». Cette communauté, sur cette terre souffrante d’Algérie, a témoigné de la vertu de foi et de la vertu de charité, dans une espérance chevillée au corps. Elle a ainsi perpétué ce que depuis 1500 ans les moines font à travers le monde et dans l’histoire : servir l’humanité par la prière en s’associant au sacrifice rédempteur du Christ.